Flanerie dans le centre de Rennes, ville qui reste particulèrement
riche du point de vue architecturale avec aujourd'hui de
nombreux monuments et rues entières superbement remises en
valeur. On notera facilement la limite tracée par l'incendie
de 1720 qui sépare la « vieille ville » (Rue du
Chapitre, des Dames, St Georges...) aux maisons à colombages
multicolores et la « ville nouvelle » (Rue Le Bastard,
du Guesclin, de Montfort...), avec ses rues droites et ses
maisons de style classique en granit et pierre de taile qui
font le cachet et la marque de la ville...
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Une des plus anciennes rue de Rennes, la rue du Chapitre à
deux pas de la Cathédrale, s'appelait autrefois rue du Four-au-Chapitre.
Elles est aujourd'hui superbement remise en valeur et donne une
bonne idée de ce que pouvait être la ville de Rennes avant l'incendie
de1720.
On y trouve quelques unes des meilleures tables de la ville...
L’édification du Palais du Commerce, décidée
par le maire Le Bastard en 1880, fut entreprise par J.-B. Martenot
et se nommait anciennement l'Hôtel des Postes.
Construit en deux temps (1886-1928), à l'emplacement de la Cale
du Pré-Botté, ce momument remarquable marque la jonction entre
le nord et le sud de la ville.
Le bâtiment subit un grave incendie en 1911, à la suite d'un orage
violent, et qui le détruisit presque entièrement en quelque sheures
: « Du bel édifice, gloire de la ville,
il ne restait plus que les quatres murs et un amoncellement indescriptible
de de plaltras, pièces de fer tordues et de pierre calciné... » (R.
Blond - « Rennes du temps passé »)
Ralentie par la Grande guerre, la reconstruction ne fut achevée
que 40 ans après la pose de la première pierre. On y trouve troujours
aujourd'hui la Poste Centrale.
C'est désormais une tradition, la municipalité de Rennes invite
un artiste à s'exposer à la fin de l'été sur la place de la Mairie.
Après Gilbert Garcin en 2008, c'est la photographe d'origine Suisse
Sabine Weiss qui est à l'honneur avec une exposition au titre bien
choisi : « L'âme révélée ».
Une quarantaine de photographies grand format chargées d'émotions,
mélangeant force dramatique et naïveté avec bonheur.
Avec une approche qui rappelle Brassaï et Doisneau, elle porte
un regard tendre sur des scènes de la vie quotidienne.
Un regard en noir et blanc, baigné de lumière étonnnates, et avec
comme seule ambition
de fixer l'instant fugace pour dire, avec un minimum de moyens,
le maximum de choses, et c'est réussit !
Et, en octobre 2010, l'apparition d'une curieuse et belle sculpture
dans le jardin du Plais Saint Georges...
Le canal de l'Ille et les prairies Saint-Martin
Le canal Saint-Martin et les grandes prairies
qu'il traverse reste l'un des havres de paix naturel encore proche
du centre-ville de Rennes.
Cette vaste zone, réservée dans les années 70 à un grand plan autoroutier
qui incluait alors une "pénétrante" comme on
le faisait à l'époque,
demeure préservée car ce projet qui devait transformer ce quartier
du nord de Rennes n'a finalement jamais vu le jour... Heureusement
!
Depuis, les jardins ouvriers se sont développés, les petite baraques
ont essaimées et ont donné un charme fou à cette zone toujours
largement boisées et "naturelle".
Pourtant, après des années d'atermoiement, la municipalité a décidé
d'agir et de réaménager les lieux et à lui rendre sa vocation initilale
: être un zone tampon inondable en cas de forte crue...
Peu à peu, les maisons se vident, les parcelles de jardins sont
clôturées et abandonnées, les chemins ne mènent plus nulle part...
et le mitage gagne malgré tout...
En 2011, alors que Rennes ne cesse de se développer de manière
exubérante (La Courrouze, le rue de l'Alma, les
Matelouères...), nous assistons silencieux à l'agonie d'un
coin de ville
qui ne demandait rien d'autre que le calme et le respect dû aux
anciens qui y ont vécus et fait de ce lieu ce qu'il est encore
pour quelques temps... un morceau intact du passé de la cité....
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